Le marché français des animaux de compagnie a franchi la barre des 6,8 milliards d'euros en 2025 (Xerfi) — et devrait atteindre 7,5 milliards d'ici 2027. Avec 79 millions d'animaux de compagnie dans les foyers français et 60 à 61 % des Français qui en possèdent au moins un, le secteur affiche une croissance structurelle portée par la premiumisation des produits, l'essor des services et la montée du pet parenting — ce phénomène d'humanisation de l'animal qui transforme chaque propriétaire en consommateur exigeant. Dans ce contexte de concurrence accrue entre animaleries spécialisées, grandes surfaces alimentaires et e-commerce, le merchandising des rayons nutrition, soin et accessoires est devenu un levier de différenciation central. La simulation 3D change la donne.
Le marché de l'animalerie en 2026 : chiffres clés et dynamiques
Un secteur en forte expansion malgré un contexte économique tendu
Là où la consommation globale recule, le secteur de l'animalerie résiste. Les Français continuent de dépenser pour leurs animaux de compagnie même en période d'inflation. Les dépenses annuelles moyennes par animal atteignent 1 200 à 1 500 euros en 2025, contre 943 euros en 2022. Le petfood tire la croissance (+16,5 % en 2023), suivi par les accessoires et les services bien-être (toilettage, assurance santé, téléconsultation vétérinaire).
Sources : Xerfi — Marché animaux compagnie 2027 · Vertone — Animalerie : levier de croissance 2025 · LSA — Maxi Zoo résultats 2025 · Made in FR — Marché animaleries France
Les circuits de distribution en compétition
Le marché de la distribution animalière est en pleine recomposition entre quatre circuits qui se livrent une guerre des parts de marché :
- Les animaleries spécialisées (Maxi Zoo, Animalis, Tom & Co, JMT) : 22,4 % des ventes de petfood, en forte croissance. Maxi Zoo ouvre 66 magasins en France en 2025 — un record. La qualité du conseil et la largeur de gamme sont leurs atouts différenciants.
- Les grandes surfaces alimentaires (Leclerc, Carrefour, Intermarché) : premier circuit en volume grâce à leur fréquentation naturelle. Mais en perte de vitesse face aux spécialistes sur les segments premium et soin.
- Les jardineries-animaleries (Jardiland, Gamm Vert / Teract) : sous pression avec une baisse de fréquentation. Le rayon animalerie doit compenser le recul des autres univers.
- L'e-commerce (Zooplus, Zoomalia repris par Holding Nicole) : canal complémentaire stable, fort sur la récurrence alimentaire. Les marques doivent aligner leur merchandising physique avec leur présence digitale.
💡 Le saviez-vous ?
68 % des Français considèrent leur animal comme un membre à part entière de la famille (Ipsos). Cette humanisation — le « pet parenting » — transforme l'acte d'achat en animalerie : les propriétaires ne cherchent plus seulement le moins cher, ils cherchent le meilleur pour leur animal. Ce changement de paradigme rend la qualité du merchandising et du conseil en rayon encore plus déterminante.
Sources : Ipsos — Pet parenting et rapport des Français à leur animal 2025
Les spécificités du merchandising en animalerie
Un rayon qui parle à l'émotion autant qu'à la raison
Le merchandising en animalerie obéit à des logiques distinctes de celles de la grande consommation alimentaire classique. L'acheteur est souvent très impliqué émotionnellement — il achète pour un être qu'il aime. Il est sensible à la qualité perçue, à la transparence des ingrédients et à la cohérence entre le positionnement de la marque et ses valeurs. Un rayon mal organisé, avec des produits premium noyés entre des entrées de gamme, dégrade directement la perception de la marque.
Les 5 défis merchandising propres au secteur
- La gestion de la largeur de gamme : un rayon petfood peut contenir plusieurs centaines de références pour chiens et chats seuls. Organiser cet assortiment de manière lisible — par espèce, par âge, par régime alimentaire, par format — tout en mettant en avant les produits premium est un défi permanent.
- La premiumisation et la pédagogie produit : les produits premium (bio, grain-free, protéines d'insectes, cru pressé à froid) ont besoin d'être expliqués. Un planogramme 3D permet de tester des configurations incluant des éléments de balisage pédagogique — et de mesurer leur impact sur la compréhension et la conversion shopper.
- La coexistence des espèces : chiens, chats, NAC (nouveaux animaux de compagnie), oiseaux, poissons — chaque espèce a ses propres univers produits. La délimitation claire des zones par espèce, tout en facilitant les achats croisés, est un enjeu de lisibilité majeur.
- La saisonnalité partielle : antiparasitaires au printemps et en été, produits thermiques et bien-être en hiver, compléments immunitaires à l'automne — le rayon santé-soin nécessite des ajustements saisonniers fréquents.
- L'hétérogénéité des formats : un Maxi Zoo de 600 m² n'a pas les mêmes contraintes linéaires qu'un corner animalerie de 80 m² en jardinerie. Les industriels doivent adapter leurs planogrammes à chaque format — sans que cela devienne une charge de travail insupportable.
Comment la simulation 3D transforme le merchandising animalerie
1. Créer des planogrammes adaptés à chaque format de point de vente
Maxi Zoo ouvre 66 magasins en France en 2025, avec des formats qui varient de 300 à 1 500 m². Un industriel du petfood comme Mars Petcare (Whiskas, Pedigree, Royal Canin), Nestlé Purina (Pro Plan, Purina One) ou Hill's doit adapter ses planogrammes à chacun de ces formats. Avec le logiciel de planogramme 3D de Retail VR, un concept de rayon type se décline automatiquement selon les dimensions du mobilier de chaque magasin — réduisant de plusieurs jours à quelques heures le travail de personnalisation.

2. Présenter les recommandations aux acheteurs en réalité mixte
Pour un industriel du petfood qui veut obtenir une meilleure implantation dans les rayons Maxi Zoo ou Animalis, le rendez-vous commercial est décisif. La présentation 3D en réalité mixte sur tablette permet à l'acheteur de visualiser le rayon fini — avec les produits de la marque en bonne position, dans les dimensions exactes du mobilier de l'enseigne — et de prendre sa décision en séance. Plus besoin de revenir avec une maquette physique coûteuse ou un schéma 2D difficile à interpréter.
Ce mécanisme de conviction est documenté chez MAM Baby, qui utilise la même approche pour ses rayons pharmacie : le taux de nouvelles références listées a été multiplié par 2 à 3. Lire le témoignage →
3. Tester les configurations de rayon avec de vrais shoppers
Avant de déployer un nouveau concept de rayon petfood sur un réseau national, les études shopper virtuelles de Retail VR permettent de tester différentes configurations avec un panel de propriétaires d'animaux. Zones de regard, temps d'arrêt devant chaque catégorie, taux de prise en main des produits premium vs entrée de gamme — ces données, recueillies en 2 semaines dans un environnement 3D fidèle, informent directement les décisions d'implantation avant tout déploiement physique.

4. Valider la PLV saisonnière avant production
Antiparasitaires au printemps, cadeaux de Noël pour animaux, compléments immunitaires à l'automne — chaque temps fort commercial génère une PLV dédiée. En 2026, la méthode Virtual First permet de valider visuellement chaque élément de PLV dans les conditions réelles du magasin (éclairage, mobilier, produits concurrents présents) avant de lancer la production physique. Résultat : zéro PLV mal dimensionnée, zéro impression à reprendre.

5. Mesurer la conformité terrain sur les réseaux de franchisés
Tom & Co, JMT, Terranimo — le secteur de l'animalerie est largement organisé en réseaux de franchisés où chaque franchisé gère son rayon avec une certaine autonomie. La reconnaissance d'image IA de Retail VR permet au délégué commercial de la marque de photographier le rayon lors de sa visite et d'obtenir instantanément un rapport de conformité vs le planogramme recommandé — sans audit manuel chronophage.
Les rayons animalerie prioritaires pour une optimisation 3D
Sources : LSA — Mars Petcare investit 100 M€ en France 2026 · Petactu — Croissance marché animalerie 2025
Cas concrets : retours d'expérience clients Retail VR applicables à l'animalerie
Lactalis Beurres & Crèmes — Convaincre en un seul rendez-vous
Lactalis Beurres & Crèmes a utilisé le showroom virtuel Retail VR pour présenter son nouveau concept de rayon aux acheteurs de la grande distribution. Le résultat, directement transposable aux industriels du petfood : "Nous avons réussi en un seul rendez-vous à boucler l'ensemble de nos accords". Le rendu immersif a donné l'impression aux acheteurs d'être directement au cœur du rayon — facilitant l'adhésion à la nouvelle démarche merchandising. Ce résultat a valu à Lactalis le SIRIUS 2020 de l'expérience client décerné par l'Institut du Commerce.
→ Lire le témoignage Lactalis →
H2O at Home — Lancer une nouvelle collection sur un réseau national
H2O at Home a utilisé le showroom virtuel Retail VR pour présenter une nouvelle gamme à son réseau de 5 000 personnes — contre 1 000 en présentiel habituellement. Pour les industriels du petfood qui lancent une nouvelle gamme (bio, premium, sans céréales) et doivent la présenter à leurs équipes commerciales terrain et aux acheteurs des enseignes animalières, ce modèle de lancement virtuel est directement applicable.
→ Lire le témoignage H2O at Home →
MAM Baby — Multiplier les référencements en circuit spécialisé
MAM Baby, leader en pharmacie, illustre comment la présentation 3D en réalité mixte transforme les rendez-vous commerciaux en circuit spécialisé. La démarche est identique pour un industriel du petfood en animalerie : créer un univers 3D réaliste autour de ses produits, adapter le planogramme aux dimensions de chaque format de magasin, présenter en immersion lors du rendez-vous acheteur. Résultat : le taux de nouvelles références listées multiplié par 2 à 3.
→ Lire le témoignage MAM Baby →
Les règles d'or du merchandising en animalerie
Règle 1 — Organiser par espèce, puis par univers de besoin
La première segmentation d'un rayon animalerie est l'espèce : chien d'un côté, chat de l'autre, NAC dans leur propre espace. À l'intérieur de chaque espace espèce, l'organisation par univers de besoin (alimentation quotidienne / santé et soin / accessoires et confort) est plus lisible que l'organisation par marque. La 3D permet de tester ces deux logiques et de mesurer leur impact sur le comportement shopper avant déploiement.
Règle 2 — Mettre les produits premium à hauteur des yeux
La zone des yeux (120–160 cm) génère 2 à 3 fois plus de ventes que la zone basse. Dans un rayon petfood où les marges sur les produits premium (Royal Canin, Hill's, Orijen) sont significativement supérieures à celles des entrées de gamme, optimiser le placement vertical est un levier direct de rentabilité. Le planogramme 3D permet de simuler exactement ce que verra le shopper à chaque hauteur et de vérifier que les produits à plus forte marge sont bien en zone chaude.

Règle 3 — Créer des îlots de cross-merchandising par style de vie
Un propriétaire de chien actif qui achète de la nourriture haute énergie est aussi susceptible d'acheter un harnais, une laisse technique ou des friandises d'entraînement. Créer des îlots de cross-merchandising autour de profils de propriétaires (sportif, sénior, chiot, chat d'intérieur) est un levier de panier moyen puissant. Les études shopper virtuelles permettent de tester ces configurations et de mesurer l'impact réel sur les paniers avant déploiement.
Règle 4 — Soigner la signalétique sur les produits à achat réfléchi
Les produits premium, bio ou vétérinaires nécessitent une pédagogie produit que les enseignes traditionnelles assurent par le conseil humain. Mais le shopper qui arrive en dehors des heures de forte affluence a besoin de cette information directement en rayon. Tester la lisibilité et l'impact des éléments de signalétique (stoppers, ficelle d'arguments, QR code) en simulation 3D avant production permet d'éviter les erreurs coûteuses.
Règle 5 — Mesurer la conformité régulièrement sur les réseaux de franchise
Dans un réseau de franchisés comme Tom & Co ou JMT, chaque franchisé tend à personnaliser son rayon selon ses propres préférences. La conformité terrain mesurée par reconnaissance d'image IA permet de détecter les dérives à chaque visite du délégué commercial et d'agir de manière ciblée — sans mobiliser des ressources importantes pour des audits complets.
KPIs merchandising animalerie : avant / après simulation 3D
KPI
Sans outil 3D
Avec Retail VR 3D
Taux de conformité planogramme
40 – 55 %
75 – 90 %
Délai de validation concept de rayon
3 – 6 semaines
2 – 5 jours
Taux de référencement en 1re présentation
40 – 60 %
75 – 90 % (×2-3 constaté)
Coût prototype concept / PLV saisonnière
3 500 – 8 000 €
< 500 € (validation 3D d'abord)
Portée lancement nouvelle gamme (réseau)
1 000 personnes (présentiel)
5 000+ (événement virtuel)
Temps de personnalisation par format magasin
2 – 5 jours
Quelques heures (déclinaison auto)
Les tendances qui vont accélérer la digitalisation du merchandising animalerie
L'expansion accélérée de Maxi Zoo crée un besoin de standardisation
Avec 66 ouvertures en 2025 et un objectif de 600 magasins en 2028 (contre 452 fin 2025), Maxi Zoo a besoin d'outils pour déployer ses concepts de rayon rapidement et de manière cohérente sur un réseau en forte croissance. C'est exactement le cas d'usage pour lequel la plateforme collaborative cloud Retail VR est conçue : partager des planogrammes 3D validés avec toutes les équipes, en un clic, quelle que soit leur localisation.
L'investissement massif des grandes marques
Mars Incorporated annonce un investissement de plus de 100 millions d'euros en France en 2026 pour renforcer ses pôles industriels. Nestlé Purina inaugure une nouvelle usine en Amérique latine. Ces investissements industriels s'accompagnent d'une pression accrue sur la qualité de l'exécution merchandising en point de vente. Les marques ne peuvent plus se permettre que leurs nouveaux produits premium soient mal implantés ou invisibles en rayon.
La montée de la naturalité et du premium comme moteur de merchandising
Les produits naturels, bio, grain-free et à base de protéines d'insectes connaissent une croissance forte en 2025-2026. Ces produits — plus chers, avec une histoire de marque plus complexe — ont besoin d'espaces dédiés, d'une signalétique claire et d'un placement en zone chaude. La simulation 3D permet de concevoir ces espaces premium et de valider leur impact avant de demander la mise en rayon à l'enseigne.
Sources : LSA — Mars investit 100 M€ en France 2026 · Toute la franchise — Tendances animalerie 2026 · Comdewouf — Marché animaux compagnie 2026
Conclusion
Le marché de l'animalerie est en 2026 l'un des plus dynamiques et des plus compétitifs de la distribution française. Maxi Zoo ouvre 66 magasins par an, Mars investit 100 millions d'euros, et les industriels du petfood rivalisent pour obtenir les meilleures positions en rayon dans un espace contraint. Dans ce contexte, la qualité du merchandising — planogramme adapté par format, présentation immersive en rendez-vous acheteur, conformité terrain mesurée — est un levier commercial direct. La simulation 3D de Retail VR permet aux industriels et aux enseignes d'optimiser chacune de ces dimensions, avec des résultats mesurables dès la première année. Pour en savoir plus sur nos solutions dédiées aux circuits spécialisés, découvrez nos cas clients ou contactez nos équipes.
Vous voulez optimiser vos rayons animalerie avec la 3D ? Demander une démonstration →




.webp)
.webp)
.webp)